Trois points en forme de V

Hervé Legeay, guitare

Chantal Galiana, chanteuse, comédienne, interprète de Raymond Queneau, Léon-Paul Fargue ou Robert Desnos (dont elle intègre ici La rose au bord de Seine ), raconte des moments de la vie de sa tante, Nicole, qui « vivait de ses charmes / et d’ailleurs elle en vivait très bien ».
De sa voix un peu traînante, sans artifice, elle nous donne à écouter l’histoire de cette « fille de personne » (selon la chanson de Serge Rezvani), belle, haute en couleur, souvent incontrôlable, mais « tellement épatante ». Ce récit permet aussi d’évoquer une époque (les années 1960), un monde (la famille ouvrière), par petites touches, discrètes, délicates, sans fioriture.
La guitare d’Hervé Legeay scande ces étapes du récit, reprenant des pièces de Django Reinhardt, des Sud-Américains Mangoré et Domingo Semenzato ou du guitariste haïtien Franz Casseus.

Jacques Fournier

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