Cameroun, comptines, jeux et berceuses

C’est un grand bonheur d’entendre une voix qui laisse deviner une grande tendresse accompagnée d’un grand sourire, chanter et raconter des histoires de girafe, de pêche au kanga, ou d’inviter les enfants à jouer à tirer à la corde ou à s’échanger main sur main. Les chansons sont dans le langage original, et chacune est entremêlée de séquences en français, moitié traduction moitié commentaire. Le tout, intelligemment construit, est accompagné superbement au « ganzaval », instrument traditionnel du Cameroun (il s’agit d’une petite harpe à 7 cordes) habituellement joué par les pygmées, et dont Emilio Bissaya est un grand spécialiste. D’autres complices sont également sollicités, pour le chant ou pour le dialogue instrumental : balafon, shereke, caxixi, djembé, et autres instruments de percussion, dont on regrette que la maison ARB ne donne pas aux enfants quelques éléments d’identification dans la pochette plutôt que l’habituel mobile à découper qui ne présente aucun intérêt ni pédagogique, ni ludique, ni artistique, en comparaison de la grande richesse de ces comptines et berceuses africaines si magnifiquement interprétées.

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